mercredi 22 août 2012

qui vont aux urgences



Une amie m'a téléphoné hier vers 12 h 30.










Elle s'était foulée la cheville, en allant au boulot. 
Pour aller au boulot, elle vient en voiture jusqu'à Bourges (50 mn de trajet environ), prend le train pour faire les derniers 30 km et 10 mn de marche !

Donc elle était dans le train quand elle m'a appelé. Bien entendu, je lui ai proposé de l'emmener aux urgences car je la voyais mal reprendre la voiture avec une cheville en vrac.

Je passe vite fait une robe par dessus mon maillot de bain (désolé Nicolas : on voit mes branches de soutif !). Mon chien ne veut pas sortir, son regard me supplie : il fait trop chaud !

On est aux urgences vers 14 h.

Avant nous, il y a un monsieur avec une énorme agrafe dans le pouce. 
On voit arriver trois brancards de pompiers. Pendant l'enregistrement des blessés, les pompiers regardent la blessure au pouce, et plaisantent avec le propriétaire !

Après, trois gendarmes municipaux avec un jeune menotté. Il n'a pas l'air malade ou blessé, je ne sais pas pourquoi il est là.

On attend toujours au bureau d'admission. Enfin, mon amie voit un infirmier, qui après deux ou trois questions, nous oriente vers la salle d'attente.

Comme son nom l'indique, on était là pour attendre !

Au bout de 2 h 30 environ, ma copine pas patiente pour deux sous, commence à péter un plomb et a de plus en plus mal.
Une infirmière nous donne enfin une information : il y a eu un accident de la route (j'ai cru comprendre qu'un poids lourd s'était couché sur la rocade, et une voiture s'était encastré) donc l'attente risque d'être encore longue. Ah ?!

Bon pas le choix, on prend son mal en patience ! Et je n'ai pas la 3G sur mon téléphone, et il n'y a pas de wifi !!
Heureusement Lili Coquelicot est en vacances chez sa grand-mère !

Une femme pleurant légèrement. Je suppose que cela peut être de la famille d'un accidenté. Elle est rejoint par deux personnes qui ont des papiers d'un autre hôpital : psychiatrique ...

Un jeune est arrivé à peu près en même temps que nous, avec la main gonflée et la marque d'une blessure un peu plus ancienne.
Un de ses amis est venu le rejoindre.

On attend, et de temps en temps on discute avec les autres patients. La chaleur, l'attente devient limite supportable, et les esprits s'échauffent un peu.
J'entends qu'on se plaint de cette attente, que les urgences ne sont pas rapides, que c'est inacceptable ...
C'est vrai qu'il est bientôt 18 h, presque 4 h d'attente déjà !

Je vais régulièrement fumé et c'est comme ça que je revoit le monsieur et son pouce. Après 5 h d'attente, il repart sans agrafe et avec un beau pansement ! "Tout ça pour ça" me dit-il en montrant son pouce !

J'apprends aussi, en discutant avec un autre fumeur, qu'il est là parce qu'hier il s'est fait enlevé une dent de sagesse, et depuis il a mal dans la mâchoire, et la gorge gonflée. Il ne sait pas ce que le dentiste lui a injecté comme produit, et je sens son angoisse.

Mon amie n'en peut plus d'avoir mal et d'attendre, elle va demander à la secrétaire si son dossier est perdu ! On la rassure et on lui apporte du paracétamol !

On regarde la télé de temps en temps. France 2 diffuse le jeu "mot de passe" (il faut trouver un mot à partir d'un autre). La salle d'attente se prend au jeu, et on tente tous de jouer. Ça détend l'atmosphère !

On est de moins en moins nombreux mais il reste toujours les mêmes : ceux arrivés en début d'après midi.
Le jeune homme à la main gonflé est appelé. Mon amie aussi. Enfin ! 

Il est 19 h 30.

Le temps d'une cigarette pour moi, des jeunes rejoignent le pote de la main gonflée, avec une pizza !
Je me demande si je commande par téléphone, est-ce que le livreur viendrai !? Je n'avais pas eu le temps de manger ce midi, le petit dèj commence à être loin. 
Je vais me chercher un coca light (y a pas de bière !), ça me fera patienter !!

Vers 20 h 30, ma copine m'envoie un sms depuis la salle d'examen ! Elle a vu un jeune docteur qui doit faire confirmer son diagnostic, et elle doit refaire une radio totale du pied. Je sens qu'elle n'en peut plus.

Et moi j'attends toujours. 

Je discute avec un monsieur qui vient chercher son fils qui s'est fait mal durant un match de foot. Il me dit que ça tombe mal, il est étudiant et il lui restait une semaine à faire dans son job d'été. 
Quand je lui dit que je suis ici depuis 14 h, il me regarde, un peu ahuri, et c'est le seul qui m'ai demandé : "mais vous, ça va ?"

Une jeune femme, avec qui j'ai fumé, trouve que je prends plutôt bien cette attente. C'est vrai que je suis détendue, et me suis fait une raison : c'est comme ça ! 
Elle, elle a pensé un prendre un livre "la lente valse des tortues". Tiens j'en ai entendu parler de ce bouquin. Je n'ai pas eu le temps de lui demander plus de renseignement, elle est appelée. Elle était arrivée vers 16 h !

Je tiens Gots au courant. Quand il a appris la nouvelle, vers 17 h, il a proposé que je ramène mon amie chez elle, et il suivrait avec sa voiture. Ben oui, je rappelle qu'elle habite à presque une heure de là !! 

22 h 15 : ma copine sort avec un beau plâtre provisoire, et épuisée ! Belle entorse avec une suspicion de fracture d'un petit os sous la plante du pied. Scanner prévu pour savoir si elle garde ce plâtre ou si on lui en met un autre !!

Elle n'en peut plus, est gênée d'être obliger de nous faire faire la route jusqu'à chez elle, de m'avoir fait attendre autant.

Pas de souci ! On passe chercher à manger (à cette heure, et vu où j'habite pas trop le choix ... fast food !).
Je prends Gots au passage, on va chercher sa voiture et hop ! Direction chez elle.

Les médocs commencent à faire effet, elle est à moitié shootée !! Ça me fait rire !

Il est presque minuit quand on arrive chez elle. Son compagnon, rassuré, est couché : il se lève vers 4h du matin pour aller au boulot !!

On repart et de retour chez nous vers 1 h du matin !! Gots se lève dans 5 h pour aller lui aussi au boulot !!

Petite chronique d'une journée ordinaire : brèves rencontres pendant 10 h d'attente aux urgences ...

7 commentaires:

  1. Tiens ! L'an dernier j'ai passé une journée aux urgences... Je pourrais en tirer 18 billets de blog. Véridique : j'avais une couille qui avait enflé. Elle faisait plus de 10 centimètres de large...

    Je suis passé de service en service avec plein d'examens, la peur au ventre mais aussi progressivement une profonde envie de rigoler... J'ai fini avec un traitement choc aux antibios. Tout cela s'est résorbé en cinq semaines.

    Bref... J'imagine bien l'ambiance aux urgences...

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    1. Tu peux vraiment raconter des trucs intimes ...

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  2. Alàlà, Nicolas et ses histories de couille...
    Idem, j'ai eu de belles frayeurs aux urgences pour pas grand chose !

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    1. J'ai presque toujours réussi à éviter ou sinon par la case prioritaire : tant qu'à faire !

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  3. Aaaah les urgences des hôpitaux, je connais...

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