mardi 25 septembre 2012

Le traité c'est tabou, on en viendra tous à bout !

C'est moi qui l'ai prise !




Ma première réunion avec la gauche de la gauche : même pas mal !







J'ai donc été, hier soir, à ma première vraie réunion politique, et je me lance dans l'écriture d'un billet !! Je commence fort, c'était avec le front de gauche (tapez pas siouplait!!)

On était là pour participer à un débat sur le nouveau traité européen, et de la nécessité d'un référendum.

Pour nous en parler, il y avait Patrick Le Hyaric, député européen et directeur de l'Humanité - Céline Meneses, secrétaire internationale aux questions européennes du parti de gauche - Nicolas Sansu, député du Cher et maire de Vierzon et Yannick Bedin, conseiller municipal de Bourges et secrétaire de la section de Bourges du parti communiste (et manifestement ancienne connaissance quand j'étais à Tours !).

Je l'ai dit hier, je ne me suis pas vraiment penchée sur la question.
Ce que j'en ai lu, depuis peu, c'est l'avis du MRC et les billets des lefts blogueurs sur le sujets. 
Quand il s'agit de traité européen, j'avoue que je suis assez méfiante. J'ai comme un gout amer depuis 1992, et encore plus après 2005.

Pour résumé : ce que j'ai compris, et ce qui me parait important :
  • Ce traité donnera les pleins pouvoirs à la commission européenne en ce qui concerne le budget de l'Etat.
D'ailleurs, elle aura un droit de regard et interviendra en amont : l'Etat devra lui soumettre son budget avant même que ses propres parlementaires aient pu le lire.
  • L'Etat devra demander l'aval à la commission à chaque fois qu'il voudra faire une loi économique.
Exemple donné : si l'Etat, pour sauver PSA, veut rentrer dans son capital, il devra demander la permission à la commission. Ce qui lui sera surement refuser puisqu'il ne doit pas dépasser 0.5% de déficit.
  • Désormais, le déficit structurel (en majorité services publics, puisque les banques par exemple sont considérées comme du conjoncturel) devra être compris entre 0 et 0.5%. 
Les mécanismes de correction seront automatiques, la sanction sera de 0.1% du PIB. Jusqu'à présent, on devait atteindre 3% de déficit, et les sanctions étaient décidées entre pays. Comme aucun pays n'arrivaient à ces sacro saint 3%, aucun pays n'osait taper sur les autres !
  • Dans ce traité, il n'y a rien d'inscrit pour le modifier ou pour en sortir.

Voilà ce que j'ai retenu. Il y a eu des interventions du public. Le directeur de l'Huma s'est laissé aller à une tirade dont j'ai perdu le fil.

Je ne suis pas sure de vouloir suivre le gouvernement sur ce coup là. On a beau me dire qu'on va renégocier après, d'après ce que je comprends, ça n'a pas l'air possible. 
Et là, je ne me tiens pas seulement aux arguments du FdG mais aussi à ceux du MRC (qui a tenté de nous prévenir en 1992). Les Verts ont décidé aussi de reculer. Y a peut être quelque chose de pourri dans le royaume de l'Europe ? 

En plus pourquoi vouloir renégocier quelque chose qui, de toute façon, prône l'austérité ? Politique qui n'a pas l'air de fonctionner, dans des pays qui ont justement signer ce fameux traité.

J'ai posé la question qui me turlupine depuis un moment : et si on ne signe pas, qu'est-ce qui se passe ?
Rien. 

Alors maintenant, j'ai une autre question (naïve que je suis), à laquelle vous allez surement m'apporter une réponse : 
Dans ces conditions pourquoi on signe ?



2 commentaires:

  1. Fais gaffe, tu commences comme cela et tu finis estampillée méchante FDG: lol:-)

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