lundi 8 avril 2013

Qui se recentrent


Je ferme mon autre blog





Quand j'ai ouvert ce blog, c'était pour séparer mes réactions face à l'actualité des billets plus personnels.
Je venais aussi de faire mon entrée en politique en prenant ma carte pour le MRC.

Dernièrement, je me suis fait la réflexion que je n'étais pas faite pour la politique. Une drôle d'impression, de ne pas être raccord.
Bien sûr, je n'ai quasi aucune connaissance politique. Mon père qui aurait pu faire cette éducation, est mort avant. Et 20 ans de maladie ont eu raison de la possibilité de la faire moi même.
Rattraper 20 ans, ça va pas être facile. Pourtant je suis consciente qu'il faut connaitre l'Histoire pour mieux comprendre le présent.

Je prends conscience de ce que je savais au fond de moi, je me suis engagée la fleur au fusil ...

Pourtant, j'ai toujours pensé que la politique était "simplement" une volonté d'implication dans la vie citoyenne. Vouloir faire changer les choses, se réunir avec (plus ou moins) les mêmes objectifs (on ne peut pas être d'accord sur tout), participer en réflexion et en action à ce changement.

J'ai toujours pensé que je n'avais pas le droit de me plaindre, en restant assise sur mon canapé. Qu'il y avait des moyens d'agir, et qu'il fallait s'en emparer. Qu'on pouvait changer les choses.

Mais ces jours-ci, je me suis demandée si j'avais bien ma place. Rien à voir avec l'affaire Cahuzac, mais suite à une réunion nationale du MRC.
L'impression de ne pas tout comprendre, d'être en décalage. De ne pas vivre dans le même monde que les gens avec qui je milite ... Pas une idée précise, juste un sentiment ... Qu'il n'y avait pas de place pour une personne comme moi, et surtout que je n'arriverai pas à la faire.

Et puis, il y a eu ce texte de Pierre Annoot, Kamel Chbli, Caroline de Haas, Laurianne Deniaud, Thierry Marchal-Beck, Cyril Mourin et Marine Tondelier, jeunes membres du PS, du PCF, d'EELV et du PRG

"Notre engagement est d'abord la traduction de nos révoltes individuelles et collectives face aux inégalités sociales qui s’accroissent, à des destins qui semblent s’écrire dès le berceau, face à l’appropriation par quelques-uns des biens communs, face à un racisme qui perdure, face à des injustices flagrantes telle celle qui fait qu'être née femme en France signifie encore toucher 27% de salaire en moins.
Nos révoltes sont la matière première de notre engagement. Mais si nous avons un jour décidé d'adhérer à un parti politique, c'est qu'à cette révolte s'est vite greffée une conviction profonde : ces situations économiques et sociales, ces inégalités ne sont pas le fruit du hasard ou la faute à pas de chance. Elles sont la conséquence d'un système économique et social, et résultent de choix politiques. Le monde dans lequel nous vivons est le résultat de la volonté et de l'action humaine. Des femmes et des hommes peuvent faire d'autres choix et notre action collective peut produire autre chose. C'est ce qui fait, à nos yeux, la valeur et l’intérêt de l’engagement politique : il constitue  le meilleur outil dont nous disposons collectivement pour transformer la société."
Ce texte m'a remis à ma place. Il m'a remis en mémoire et en mots pourquoi je m'étais engagée. 

Encore une fois, je me mettais des barrières, en ne me croyant pas légitime sur certaines choses. Je n'osais pas parce que j'avais peur que l'on me juge.
Mais quoique je dise, quoique je fasse je serais jugée par certains. Mais aussi appréciée par d'autres !
Et plus le temps passe et plus la force est avec moi (merci à vous) !

Alors bien sûr, je ne sais pas encore bien faire, mais je progresse (enfin j'espère !). D'ailleurs je ne suis pas sûre qu'à la dernière réunion nationale du MRC, ils aient apprécié ou bien compris mes interventions, mais au moins j'ai pris la parole !

J'avais voulu séparer ma facette politique (car toute lutte peut être politique) du reste de ma personnalité.
Je réunis mes 2 blogs, car toutes mes histoires font parties de moi. Et si je me suis engagée, c'est que je suis moi ! Et vice versa !

4 commentaires:

  1. Salut.
    Pas facile, c'est vrai d'être toujours d’accord sur tout dans un parti politique. J'avais pris ma carte au PS il y a quelques années, je n'y suis plus, mais je suis, et resterai de gauche.

    Comme tu dis si bien : "car toutes mes histoires font parties de moi". Je comprends donc ta position et la fermeture de ton autre blog.

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  2. J'ai l'impression de très bien te comprendre, pour être passée par les mêmes sentiers, enfin je crois. Je lirai ton blog "2en1" avec plaisir !

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    1. Merci.
      Et puis ça sera plus facile pour tout le monde je crois !

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