jeudi 12 septembre 2013

Qui reviennent aux fondamentaux

Dessin





J'ai crée ce blog pour parler bipolarité : ben voilà !







Je risque de m'épancher légèrement sur ce blog, durant un certain temps, sur cette aventure qui m'arrive.
Pas facile d'aider les autres quand on est soi même toujours un peu fragile, et qu'on le restera. 

Je l'ai reçu aujourd'hui. Elle était vraiment mal. A force de persuasion, j'ai réussi à lui faire prendre rendez vous chez un psychiatre, qui m'a été conseillé par le mien.
Mais ça n'a pas été facile.

Reconnaître que l'on est malade, alors que tout le monde vous dit que ce n'est rien, que ça va passer ...
Lâcher prise alors qu'on a toujours cru qu'il fallait se battre.
Faire confiance alors que celle ci a déjà été mise à l'épreuve et trahi de nombreuses fois.

En plus, comme rien ne peut être simple, des éléments extérieurs viennent se greffer là dessus ! En même temps, elle n'est pas un poisson rouge dans son bocal, mais bien dans la mer avec pleins d'autres poissons, dont des carnassiers !

Quand on lit les témoignages de beaucoup de bipolaires, on s'aperçoit que la vie n'a pas été tendre avec eux. La plupart ont eu des expériences assez traumatisantes. Ce qui n'arrange rien. 

Beaucoup pense qu'il leur faut une psychanalyse, que ce sont ces expériences qui sont à l'origine de leur vie actuelle, que leurs comportements sont la conséquence de ces traumatismes.
Ce qui est faux. Bien entendu, il y a une part de responsabilité. Les accidents de la vie peuvent déclencher ou accentuer les crises. 
Mais il faut réussir à comprendre que la maladie est responsable de la plupart des comportements déviants que l'on peut avoir à partir du moment où la bipolarité fait son apparition.

Quand je fais la rétrospective de ma vie, je pense que j'ai commencé à déclencher la maladie vers 8 ans. Que ça c'est accentué vers 14 ans, et qu'elle a totalement pris le contrôle vers 19 ans ...

Donc quand à 29 ans, on vous apprend que vous êtes malade, que quasi toute votre vie a été régi par autre chose que vos choix faits en toute connaissance de cause, que votre raison et vos sentiments étaient biaisés : ce n'est pas facile.
Et quand en plus, tout le monde vous répète que ce n'est pas possible, que l'on fait toujours les choses consciemment. Oui on peut avoir des baisses de moral, on peut même être en dépression, mais bon faut pas exagérer ... On m'a même dit que c'était parce que je lisais trop de trucs psychos et que ça m'avait mis des idées dans la tête ...

J'ai essayé, malgré tout, de faire médiateur avec les gens qu'elle aime. 
Et eux aussi, quand ils comprennent, ce n'est pas facile. Se rendre compte que durant toutes ces années, ils se sont battus contre des moulins à vents, tel Don Quichotte. Ils ne savaient pas ce qu'ils combattaient, ils n'étaient pas armés pour ça ! Ils tombent de haut ...

Il faut qu'ils acceptent que personne n'est responsable. Que le mal a été fait, mais que, même si ce n'est pas réparable, l'avenir peut être plus serein.

Les épreuves ne sont pas finies, mais de toute façon, pour le moment, la seule chose que l'on peut faire, c'est de lui faire prendre un traitement.
Juste pour la faire remonter, même pas la stabiliser. Juste la faire remonter à la surface.

Elle est dans des sables mouvants, et elle se débat comme un diable pour en sortir. Et plus elle se bat, plus elle s'enfonce. Il faut qu'elle arrête de bouger, qu'elle accepte de prendre la main qui se tend (et les médicaments) pour enfin se retrouver sur la terre. 

Pas encore une terre solide, mais en tout cas, sur le chemin qui la conduira vers une la terre ferme !

4 commentaires:

  1. Et j'espère que personne ne lui dit d'arrêter de prendre ces saloperies, que c'est ça qui la rend malade ...
    confraternellement.

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    1. Non mais elle a tellement pris de trucs qui n'ont servis à rien, qu'elle a du mal à vouloir un nouveau traitement.
      En plus, on lui avait dit (un psy !) qu'on guérissait de la bipolarité, alors quand je lui ai dit que non, on la stabilisait mais que le traitement c'était à vie, ça l'a encore plus refroidie !
      Au fait, contente de te revoir par ici !!

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    2. Merci, Hiéléna.
      Je sors d'un "bas" un peu vertigineux, mais ça va mieux.

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    3. N'n'hésites pas à me contacter par mail si tu as besoin (ou pas). Bref si je peux faire quelque chose ...

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