mercredi 19 décembre 2012

Forcément avec une fracture, on va beaucoup moins vite !





Quand on parle de fracture numérique, on pense souvent au matériel informatique. 





On s'aperçoit que les familles françaises sont de mieux en mieux équipées, plusieurs télés, ordinateurs, tablettes, téléphones ...
Le souci c'est que faire de ce matériel quand on ne peut pas s'en servir ?

La vrai fracture, elle est dans l'accès aux réseaux.

10 millions de personnes ne peuvent pas utiliser correctement internet. On parle de zone grise quand le débit est accessible mais en pédalant avec le vent dans le dos.
La zone dite blanche, c'est quand, même en mettant votre téléphone ou votre ordinateur sur le toit, vous ne connaîtrez jamais le plaisir de me lire !

Quelques précisions :

Quand un opérateur vous parle de haut débit (ADSL), le minimum pour y être éligible c'est d'avoir accès à 512 kilobit/seconde. Cela concerne environ 98% de la population. 

Mais vous vous souvenez (pour ceux qui sont passés à autre chose) quand vous surfiez à cette vitesse ? Plus l'impression d'être à trottinette qu'au volant d'une Ferrari !

Et même à ce débit là, il reste un million de personne qui n'y ont pas accès : les fameuses zones blanches !

Le vrai haut débit, c'est à dire quand on peut avoir l'offre tv-téléphone-internet, cela demande un débit entre 2 et 4 mégabit/seconde. 
Ce débit ne concernerait que 77% de la population et seulement 50% ont l'offre machin truc.

Depuis 2004, les collectivités territoriales ont le droit d'agir pour amener le numérique dans nos campagnes. Il faut avouer que ça a réduit légèrement la fracture.
Les départements prennent leur destin en main et mettent en place la fibre. Le souci, c'est qu'avec ce désengagement de l'État, il existe une disparité entre les territoires. Ben oui ça demande de l'argent, et là aussi on n'est pas tous égaux !

En plus d'après ce que j'ai compris, jusqu'à maintenant les opérateurs ne sont pas liés par leurs engagements et bien sûr ils ne vont que là où c'est rentable !
Et si les opérateurs font des travaux sur une partie (rentable) du territoire, les collectivités ne peuvent plus rien faire sur le reste sinon ils perdent les subventions !!!

Ces mêmes opérateurs ne peuvent qu'intervenir en amenant la fibre, puisqu'ils ne peuvent pas toucher aux lignes en cuivre. Celles ci appartiennent à France Télécom, et là l'inégalité vient de l'endroit où vous vous trouvez par rapport au centrale téléphonique  !

Bien sûr qu'en tant que particulier habitant à la campagne, je connais bien le problème !
Ne pas avoir la dernière box qui fait plein de trucs (sauf la vaisselle !), passe encore. Tanpis pour la tnt en numérique : remuer l'antenne pour capter ça a son charme ! Parfois !
Par contre être obliger d'aller sur internet chacun son tour pour avoir un minimum de débit : comment dire en étant polie ? Euh ... Je ne sais pas !

Et bien sûr je ne parle pas des entreprises qui ne peuvent pas travailler correctement car ils sont dans l'incapacité d'envoyer de gros documents. 
Je me demande si ce n'est pas un coup de la poste pour que l'on continue à utiliser des timbres et des enveloppes !

L'État s'engage sur 100 mégabit/seconde : punaise je ne me rends même pas compte (un peu comme quand je vois les salaires de certaines personnes : c'est trop énorme) !
Le problème c'est que le cadre mis en place par l'ancien gouvernement pour accéder au très haut débit est inopérant : merci qui ?
Donc le gouvernement actuel est obligé de remettre un nouveau truc en place, et se donne 10 ans pour gagner l'enjeu de l'égalité numérique. (Juste en passant sous Sarkozy on aurait mis 80 ans !). 

Ça nous coûtera entre 21 à 30 milliards d'euros. Oh on arrête de râler, ça vaut le coup ! Internet est synonyme d'emploi, de compétitivité et d'attractivité !
La filière numérique représente 3,7% du PIB, et normalement 5,5% en 2015 !

Il reste l'offre via le satellite. Même si les forfaits sont accessibles et proposent un super débit, il faut pouvoir payer l'antenne et son installation. 

Je ne sais plus qui a dit que le numérique à l'heure actuelle c'est un peu comme l'eau et l'électricité au 19ème siècle. Le souci c'est que durant deux siècles on n'a pas trouvé le moyen de faire disparaître cette différence entre campagne et grandes villes ! 

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