mercredi 15 janvier 2020

qui ne perde pas espoir





Un an et demi. 

Un et demi que je n'ai pas écrit sur ce blog.






Qu'est ce qui s'est passé dans vos vies durant ces an et demi ?
Changement de boulot ? Déménagement ? Divorce ? Changement physique ? Perte d'être cher ?
Oui surement un, peut être deux trucs dans cette liste.
Mais tous ? Et bien c'est pourtant le résumé de mes an et demi !

Février 2018, j'obtenais mon diplôme de guide touristique. Métier que j'adore et que j'exerce depuis mai de la même année, en tant qu'intérimaire, dans un lieu magnifique.

A partir de là, j'ai commencé à maigrir. Sans le vouloir au début, et puis encouragée par ce "miracle", j'ai continué. J'en suis à plus 20 kg de perdu à l'heure actuelle.
Et vous savez ma problématique avec mon apparence physique. Alors, je me réconcilie petit à petit avec ce corps. Je ne peux pas dire que je me trouve jolie, mais moins moche, disons potable !

Mais 2019, là, ça a vraiment été une année merdique, il n'y a pas d'autre mot.

Dès la nuit du 5 au 6 janvier, Crockur m'a fait une dernière bêtise, celle de s'éteindre pour toujours. Mon Crockdur, mon chien, mon amour de chien, mon gros, mon pataud, mon andouille de chien.
Celui qui était là quand j'étais au fond du trou, celui qui m'a mené la vie dur quand il se sauvait, celui qui a repris la course avec moi, celui qui a attendu que je m'endorme pour cesser de vivre.

Il a fait, ce qu'on appelle chez les grands chiens, un retournement d'estomac. Je l'ai surveillé une partie de la nuit car j'ai vu qu'il n'allait pas bien. Et vers 2 ou 3 heures du matin, je me suis assoupie, sur le canapé. Et lui dans son panier, il en a profité pour s'endormir à jamais.

J'aurais du appeler le vétérinaire. Mais on m'a dit que ça allait passer, je ne me suis pas fait confiance. Je ne l'ai pas appeler.

J'ai pleuré durant 2 mois, toutes les nuits.
La journée, il fallait gérer la tristesse de Patmol.
Il ne mangeait presque plus rien, à cause de la peine qu'il avait d'avoir perdu son copain. On essayait de s'en sortir ensemble.
Mais au bout de 15 jours, et aussi parce que Gots m'avait dit qu'il avait touché des excroissances dans son cou, je l'ai emmené chez le vétérinaire. Le diagnostic est tombé : cancer.

Je l'ai accompagné pendant les quelques mois que la maladie a bien voulu lui laisser. Je pensais qu'il en aurait plus. Cette maladie est une saloperie même chez les chiens.
Je l'ai vu devenir en quelques jours un vieux chien à cause des fortes doses de cortisone. J'ai vu dans ses yeux la tristesse face à la durée que je réduisais, d'abord du temps passé à courir ensemble, puis de nos simples ballades. J'ai vu l'incompréhension quand il a commencé à ne plus pouvoir se déplacer comme il le souhaitait. Mais jamais il ne s'est plaint. Il est resté jusqu'au bout l'amour de chien qu'il a toujours été.
Et puis, le 2 avril, nous l'avons amené une dernière fois chez le vétérinaire. Il a fallu la prendre cette décision. Il nous a quitté, entouré de nous tous et de tout notre amour, la tête dans mes bras.

Je me suis effondrée une deuxième fois. Cela devenait difficile de ne pas sombrer, de résister à l'appel de la dépression. J'y arrivais tant bien que mal mais seule.

En couple, je me sentais seule, j'étais seule face à tout ça, et à tout le reste. Et plus je réfléchissais et plus je trouvais que c'était un sentiment que je ressentais souvent.
Le 20 mai, j'ai proposé une séparation à Gots. J'ai eu comme réponse : ok.
15 jours plus tard, je découvrais qu'il était inscrit sur meetic (aucune recherche de ma part, il a payé l'abonnement avec le compte commun ... acte manqué ?). J'ai demandé le divorce.

Quelques mois plus tard, septembre, me voilà avec ma fille, dans un appartement, en plein centre ville.
La vie n'est pas toujours facile. Pour avoir l'appart, et vivre à peu près correctement dedans (je suis partie avec pas grand chose), j'ai dû m'endetter ...
Mais je crois qu'il ne manquerait plus que j'arrive à lancer mon entreprise, et je pense que je serais devenue l'adulte que je rêvais d'être !

C'est incroyable, en faisant le bilan, j'ai cette sensation que ce temps passé, un an, a été extrêmement long.
Parce que dès début janvier, une tuile est tombé, je l'ai bien pris en pleine poire, et tout le reste de l'année, le toit a continué à me dégringoler sur la gueule ! Et j'avais l'impression que ça n'allait plus s'arrêter. Il y avait des jours où je me levais en me demandant ce qu'il allait arriver !
Et pourtant quand on regarde, il s'est passé tellement de choses en peu de temps en fait. Un an, un peu plus ...

2020 est là. C'est pour moi, vraiment une nouvelle année. Je pars véritablement vers de nouvelles aventures.
Et même si cela risque de ne pas toujours être simple, même s'il y aura toujours des difficultés, je viens de me prouver, encore une fois, que je suis forte, que je suis capable.
Plus forte que ma maladie, capable de vivre la vie dont je rêve.

PS : Lili et moi avons désormais un chat, prénommé Albus !

mercredi 11 juillet 2018

Qui #radioblogue - bis !






Et ben dis donc, 2 billets en peu de temps, faut vraiment que ce soit la radio des blogueurs pour que j'écrive moi !





En fait, ce billet il est dans mes placards depuis longtemps, mais vous savez ce que s'est ...
Alors, voilà l'histoire.
Avant Gots, j'ai eu une histoire qui a duré presque 2 ans, avec un garçon, appelons le Abel.
Ca ne s'est pas bien terminé puisqu'il était fou amoureux, et que moi, et bien, j'ai choisi de partir avec Gots.
Bref, il y a une dizaine d'années, alors qu'on allait déménager, j'ai retrouvé des affaires à lui.
J'ai fait une petite recherche internet, et grâce à un site, je l'ai retrouvé et contacté.
Juste pour lui rendre ses affaires.
Et puis pour m'excuser.
A l'époque, on ne savait pas que j'étais bipolaire. Je lui ai donc expliqué, car la maladie avait joué aussi un rôle dans notre relation.
On a échangé quelques mails cordiaux. Rien de plus.
Mais sa femme n'a pas vu ça du même oeil, et m'a gentiment (ou presque) envoyé me faire foutre (passez moi l'expression), en me faisant bien comprendre que j'étais toujours une mence pour elle, et qu'il n'était pas question que je réapparaisse dans leur vie !
J'ai dit au revoir poliment (ou presque), ne voulant pas créer de problème.
Mais il y a 2 ans, c'est lui qui m'a recontacté. En toute discrétion ...
Et depuis nous avons une relation épistolaire numérique, plus ou moins soutenue.
On se raconte nos vies, ce qui s'est passé durant ces 20 ans. Et puis on se souvient.
Et je dois dire dire qu'il m'a épaté par sa mémoire ! Il se souvient de choses anodines ou qui me paraissent comme telles.
Par exemple la musique. Et comme il a cité Jonasz, voilà un de ces titres, en souvenir.


vendredi 22 juin 2018

Qui #radiodioblogue











Bon j'ai bien entendu les allusions, bien vu les messages, et comme dirait bien senti les coups de pieds sous la table (ou au cul, au choix) qui me disaient qu'il était temps :
Et d'une de participer à la radio des blogueurs
Et de deux, de me remettre, éventuellement, à bloguer !!

C'est vrai que j'ai bien quelques petits trucs à partager, et quelques brouillons d'écrits et d'autres dans la tête. Mais qu'est ce que vous voulez ma bonne dame, on fait pas toujours ce qu'on veut.

Mais pour ce qui est de ma participation, j'ai retrouvé mon application sur mon téléphone, et je profite de ma pause déjeuner pour le faire (vous avez vu un peu le sacrifice !)

Alors voilà, j'ai choisi un titre que je chantais constamment, il y a 21 ans.
Je travaillais au centre de loisirs, et je la faisais chanter aux gamins pour le spectacle de fin de centre.
Après, on devait partir en vacances, nos premières vacances, avec Gots. A la base, on ne devait pas aller bien loin, à Tours. Et puis, arrivés là bas, il s'est trouvé qu'on a eu envie d'aller plus loin, mais on ne savait pas où.
C'est là, que j'ai fredonné un bout de la chanson : «on a tous dans le cœur des vacances à Saint Malo». Et je me suis répondu : «je n'ai pas dans le cœur des vacances à Saint Malo !».
Voilà comment une petite chanson nous a fait partir et passer nos premières vacances à la mer !! 

L'an dernier, pour nos 20 ans, nous y sommes repassés. Ça ne s'est pas bien passé : il faudra qu'on y retourne ! Peut-être avec Lili, pour qu'elle aussi elle est dans le cœur des vacances à Saint Malo !

Bon comme je n'ai pas pu insérer la chanson depuis l'application, je vais le faire autrement ! Et en plus il parait qu'il faut que je fasse un lien vers ce blog très sympa !!


Voilà, j'en ai une autre en tête pour une fois prochaine, proche j'espère !!!

lundi 20 novembre 2017

balance son porc






J'aurais voulu réagir à chaud. 




Mais je préfère toujours réfléchir, ne faisant que peu confiance à mes sentiments, à mon impulsivité.
J'ai beau réfléchir,  tourner dans tous les sens, ruminer, j'ai aussi mon mot à dire. Ou plutôt mes mots.
Comme toutes celles qui ont écrit en 140 caractères.
Tellement de choses ont déjà été dites, très bien d'ailleurs. J'ai eu la nausée avec ceux qui ont essayé de défendre ses gens.

C'est tellement vieux tout ça, presque oublié parfois. Enfin j'essaie de m'en convaincre.
Et puis d'un seul coup, ce hashtag apparaît. Il est apparue aussi au moment où dans ma vie il se passait des choses.
Tout s'est bousculé.

Je suis suivie par une psychologue qui tente de me faire prendre conscience que je peux avoir confiance en moi (elle a tiré le jackpot avec moi : y a du taf !!). On en a parlé, un peu.
Alors j'ai décidé d'en parler à Lili. Ça n'a pas été simple, et je m'y suis mal prise. Mais j'ai crevé l'abcès. Elle sait.

Un autre jour, c'est un geste, un simple geste qui m'a ramené 35 ans en arrière. J'ai refait des cauchemars pendant quelques jours. Je me suis renfermée pendant quelques semaines.

Et ce hashtag que je voyais chaque jour. J'ai lu quelques témoignages. Mais c'était trop difficile pour moi.
Je n'arrête pas de me dire que ma situation n'est pas la même. Je n'ai pas été victime de la même façon.
Malgré tout, toutes ces femmes qui osent parler de leur agression après tant d'années, ça me parle.
La peur qu'on ne les croit pas, qu'on n'ai pris pas en compte leur parole, qu'on ne les considère pas comme victime, qu'on mette en doute leur comportement. Qu'elles aient été obligé de se taire si longtemps, par peur ou oubli traumatique. Tout ça je connais.

Aujourd'hui, moi même je nie ma souffrance et les conséquences de ces actes.J'ai tellement essayé d'oublier. On a tellement nié mon statut de victime. On a tellement mis en doute ma parole

Je n'ai jamais posé de mots sur les actes. Je n'ai jamais dit avec exactitude, je n'ai jamais décrit ce qui s'était passé. Ce ne sont restés que des images, des cauchemars, des blessures trop profondes que je n'ai jamais réussi à guérir totalement. J'ai tout enfermé, mis de côté au fond de ma mémoire, pour ne plus y repenser.

Mais parfois, comme en ce moment, et pas seulement à cause du hashtag, ça remonte. Avec toutes les odeurs nauséabondes d'un truc pourri qui me donne mal au coeur.
Mais pourquoi est ce moi qui suis malade ? Je me demande si lui y pense de temps en temps, s'il se souvient. Mais je n'aurais jamais le courage de demander. Comme je n'aurais jamais le courage d'envoyer chier les gens qui ne m'ont pas soutenu le jour où j'ai parlé. Ces gens qui n'ont rien voulu voir. Ces gens qui m'ont poussé à me taire et à ne pas porter plainte. Ont ils des remords, des scrupules ?

Toutes des personnes font partie de ma famille. Ma mère m'a sommé de me taire à jamais, ma sœur ne m'a pas cru, mon père ne l'a jamais su. Mon frère, 9 ans de plus que moi, m'a agressé sexuellement de mes 6 à mes 12 ans.




mercredi 23 août 2017

Qui participent à la #radioblogueurs2017




Et j'en profite pour revenir !












Oui cela fait longtemps que je n’ai pas écrit. Mais j’ai toujours dit je n’écrirais pas lorsque j’allais mal. Pourquoi ? Aucune idée, puisque j’écris de beaux textes dans ces moments là.

Alors voilà l’histoire.
Comme j’allais bien il y a un an, j’avais le feu vert de mon psy pour chercher un job. Faut pas rêver, vu mon profil, j’avais peu de chance de trouver un boulot correspondant à mes compétences.
C’est comme ça que je me suis retrouvée là où j’en suis actuellement. Mais cela faisait trop longtemps qu’on galérait avec un seul salaire. On n’en pouvait plus de ne pas pouvoir souffler un peu depuis des années (sans compter les années où on a même plonger dans le gouffre financier).
J’ai fait le choix de tenter le coup. Je me suis dit que je serais assez forte. Et bien non, il y a bien des métiers qui ne sont pas pour les bipolaires.
La descente s’est faite peu à peu. J’ai essayé de me rattraper aux branches mais ça ne suffisait pas.
J’allais au boulot en pleurant, j’ai eu de l'eczéma, je tombais tout le temps malade. Mon corps parlait pour moi.

Mais j’ai tenu le coup, j’ai finis mon contrat. Je ne voulais que l’on dise que j’abandonnais encore une fois. Et puis il faut payer les factures. On faisait des projets, on respirait enfin. Je me rassurais en me disant que je me remettrais tranquillement après.
Pas de bol ! Tout ce que je mettais en place ne marchait pas. Les signes de la dépression s’installaient encore plus. J’ai donc contacté mon psy. Résultat : changement de traitement pour 3 mois. Ca va mieux.
J’ai trébuché dans ma stabilisation. J’ai eu très peur aussi. Tout le passé me revenait dans la gueule. Je ne voulais pas revivre ça. Mais la différence est que, maintenant je suis assez forte pour m’en sortir avant de tomber complètement.

Dans le même temps, j’ai pris contact avec une psychologue. Et en plus des médocs, je comprends beaucoup de choses.
Enfin pas tout à fait. Comme elle me l’a dit, j’ai déjà analysé, compris. Mais j’ai pris tellement de distance face à ça, par peur d’aller plus loin, parce que ça fait mal, que le plus difficile est d’intégrer tout ça pour moi.
Mais j’ai intégré une chose. Que j’avais le droit d’être moi, cette personne légèrement excentrique, pas tout à fait formatée, créative. Que j’ai ma place dans le monde, dans la société et dans ma famille en tant que personne.
Enfin pouvoir exprimer les trucs que je ressens au fond de moi depuis des années.
Je me sens mieux avec moi même, un peu plus en harmonie.

Je fais un grand ménage dans la maison, je range, je jette. Beaucoup de choses prennent un sens quand elles sont à leurs places. J’en profite pour le faire aussi dans ma tête.

Je ne sais pas comment vous dire (encore une fois), que ce blog, ainsi que vous grâce à tous les réseaux sociaux et dans la vraie vie parfois, m'accompagnez de différentes façons dans cette démarche.



samedi 7 janvier 2017

Qui sont perdues






La raison me dicte d’être sage, raisonnable. 






Un métier ne peut être qu'un boulot après tout.
Mon cœur  refuse de s’y soumettre. Mon corps aussi. Tout déconne depuis quelques temps.

On pourra me reprocher mon ambition. L’ambition de devenir quelqu'un. De vouloir laisser une trace. Voir de réaliser mes rêves.

Le temps presse. Empêchée jusqu'à aujourd'hui, désormais le temps manque.
La confiance en moi manque, celle des autres aussi.
Ma vie donne l'impression d’une succession d’échec et d’abandon. Et je n’en suis pas fière. Et j'ai bien peur que les gens ne voient que ça. Qu’on ne me donne pas cette dernière chance. Parce que j'ai trop déçu. Même moi j'ai dû mal à croire en moi.
Plus le droit à l'erreur.

Les envies sont là, mais peut on avancer qu’avec ses envies? On ne va peut-être pas bien loin.

J’aimerai savoir me résigner tout doucement, sans faire de vague.
Peut-être que je ne suis pas faite pour une vie tranquille même avec les médicaments.
Faire des compromis ?
Ils vous mènent sur un chemin sans passion.Ils m’ont menée à cette situation.
Se ranger à l’avis des autres, des êtres chers pour tenter d’être celle qu’on voulait que je sois, pour être aimer.
Ne plus savoir qui on est vraiment. Ne plus prendre de décision sans l’aval des autres.Être dépendante du moindre encouragement, mot gentil. Et détruite par la plus petite remarque désobligeante.

Mon père m’offrait des cadeaux après ses crises. Pour tenter de m’amadouer, faire tomber ma colère, regagner mon amour.
Je me souviens de cette colère, cette rage. J’imagine celles des gens qui m’aiment. Je peux comprendre qu’on pense que je ne suis capable de rien.

Mais j'ai toujours la rage. Montrer de quoi je suis capable. Le mieux parce que le pire est déjà fait.
Me construire jusqu'au bout.
Mon dernier défi peut-être. Après la bête sera calmée, d’avoir pris autant de revanche sur cette putain de vie.