mercredi 25 mars 2015

Qui se sont fait tatouer









Je me suis fait tatouer par un hongrois !





Ce dessin, il signifie beaucoup pour moi.
Pour la plupart des gens, il symbolise des masques de la Commedia dell’arte.
Dans mon cas, j’ai toujours joué une pièce, j’ai toujours porté un masque. Je n’ai jamais vraiment été moi même, ne sachant pas vraiment qui j’étais.
Je me suis toujours adaptée aux gens qui étaient autour de moi, à leurs émotions, à leurs sentiments.
Il symbolise aussi ma maladie : passer du rire aux larmes sans transition, heureuse ou malheureuse sans juste milieu.
Ce tatouage c’est moi. Voilà pourquoi il a atterri sur ma cheville.
Je l’ai fait alors que cela faisait des années que je le voulais. Je repoussais toujours. Mais ces derniers temps, j’ai envie (besoin) d’un électrochoc.

Tous les jours, depuis 4 ans, je me lève en me disant que j’ai de la chance.
La chance d’être en vie, la chance de m’en être sortie, la chance d’être là.
Mais parfois, certaines journées sont plus longues que d’autres. Les semaines passent et se ressemblent toutes, à ne plus savoir où j’en suis.
Et cette petite chance du matin, s’efface peu à peu.
C’est bizarre, car dans ces moments là, je me demande pourquoi je prends ces médicaments. 

Pourquoi faire ?
Je suis obligée de faire attention, à tout. Mon rythme de vie, mon sommeil, mes activités, mon alimentation.
J’ai tiré un trait sur des choses qui égayaient un peu, de temps en temps, ma vie.
J’ai parfois l’impression d’une petite mort.

Pour arriver à quoi ?
Je ne suis plus capable de rien, je ne me sens plus capable de rien.
J’ai perdu le peu de confiance en moi que j’avais, mais aussi l’audace dont je pouvais faire preuve.
Je suis devenue sans saveur. On ne me voit plus.
Pour être une gentille petite femme d’intérieur. Celle que je n’ai jamais voulu être, que je ne supporte pas d’être.
Je prends soin des autres, qui m’entourent. A m’en oublier. Ou oublier cette condition dans laquelle je me trouve.
A combler leur manque, à soigner leurs maux, à leur rendre la vie plus facile. A tenter par tous les moyens de les rendre heureux. Je m’efface peu à peu, derrière eux.
Sûrement par culpabilité de ce que j’ai été, de ce que j’ai pu faire par le passé.
Je me perds dans cette vie si prévisible.

Mais ce n’était pas ma vie sans médicaments.
Je me souviens de cette excitation, de cette tension qui régnait constamment dans mon cerveau, dans mon corps quand j’étais en up.
Vous ne pouvez pas imaginer.
J’étais comme branchée sur du 10 000 volts. Tout allait vite, mes gestes, mes idées. Tout devait aller vite autour de moi.
Tout ce que je faisais, tout ce dont j’étais capable. Le monde était à mes pieds. Je pouvais tout faire, tout était réalisable.
Je n’avais jamais de problème, rien n’était insurmontable !
Je riais, j’avais le sentiment que rien ne pouvait m’atteindre. Je volais.
J’avais une certaine assurance, voir une présence. Je pouvais provoquer la chance pour réussir dans mes projets.
Je ne savais pas toujours où j’allais, mais je fonçais !
Et c’était grisant.
J’adorais cette sensation. Ou plutôt, j’adore le souvenir de cette sensation.
J’aimerai la retrouver. Pour de nouveau me sentir vivante. Pour de nouveau sentir que je suis quelqu’un, qu’il y a quelqu’un à l’intérieur de moi !

Il y a des jours moins faciles que d’autres. Et puis il y a des nuits, comme celle ci, où je ferais mieux d’aller dormir.

vendredi 13 mars 2015

Qui rentrent ! Londres 4/4







On prenait le dernier train, enfin annoncé sur le site.





Arrivés à la gare, la borne a déconné, elle m’a dit qu’on arrivait en retard, et qu’il n’y avait plus de place !
Ah ben non alors ! Tout s’est bien passé jusqu’à maintenant, ça va commencer à déconner !
Donc comme pour les autoroutes, tu appuies sur le bouton "help", le monsieur se pointe, tu lui montres ta réservation. Il constate que c'est bien la borne qui pose problème. Te refiles un ticket, t'expliques un truc que tu ne comprends qu'à moitié. Toi tu expliques à Gots, que c'est bon on peut se présenter au train.
Ah ben non ! En fait, le contrôleur (parce qu'en Angleterre, il y a un contrôleur de lettre, qui empêche ceusse qui n'ont pas la bonne lettre pour le bon train de passer ! Ce qui, si vous avez suivi, n'est pas le cas en France !) t'explique que (tu n'as rien compris) le ticket que tu as, tu dois aller l'échanger à l'accueil pour avoir celui avec la lettre, qui te permettra de revenir te présenter pour prendre le train !
Obligée d’aller au guichet, de parler à une dame, qui vu l’heure, était aimable qu’avec son ordinateur. Et qui t’agresse, en voyant le ticket donné par le monsieur, en te disant : “you’re late !”
Ben non, j’suis pas late ! C’est votre machine qui do a mistake !
Elle regarde ta résa, et elle te donne ton billet, sans un mot !
Bon, m’en fiche, j’ai le billet !

On retourne voir le contrôleur, avec notre nouveau billet, et sa jolie lettre ! Et là il t'explique que ce n'est pas le bon train, qu'il faut attendre ! Ah ben oui, on n'avait pas fait gaffe à ça !!


Et là on voit sur le tableau d’affichage qu’il y a deux trains après le notre ! Et on comprend aussi que si on “rate” le notre (est ce le contrôleur contrôle bien ?), on pourrait prendre les suivants, mais il est déjà tard, on en a plein les pattes, on a 6 heures de route après … Il faut absolument qu’on arrive à avoir le bon !


Gots a quand même tenté d’avoir les 2 trains d’avant (ben oui, on doit se présenter presque une heure avant le départ de son propre train), excité qu’il était par le demi litre de café qu'il avait bu avant de partir des studios !
Eh il fallait voir le monde qu’il y avait encore à cet heure !
On a tenté les yeux de cocker, en lui expliquant qu’on aimerait rentrer un peu plus tôt, car on avait beaucoup de route … Ça n’a pas marché !
Je ne sais pas s'il nous a reconnu, mais il a, à chaque fois, été très gentil avec nous, nous expliquant encore et toujours que ce n'était pas notre train, et surtout comment faire demi tour pour retourner au parking !!


Sur les grands panneaux d’affichage on vous indique, en plus de l’heure des trains, le moment où vous devez vous présenter au départ. Et bien 10 minutes avant l’heure dite, on se serait cru au péage de Saint Arnoult à un départ de grandes vacances : tout le monde voulant arrivé avant l’autre !


La fatigue, l’énervement, la tension … Bref tout faisait qu’on était sur le fil de péter un câble (tiens elle est pas mal comme expression, celle là !). Ça a donné lieu à des blagues des plus douteuses, des fous rires incontrôlables, une illusion d’optique pour moi (qui l’a aussi nous a bien fait rire !). 
Lili qui avait vécu l’aventure plus détendue (pas à gérer le temps et la conduite), nous demandait de nous calmer ! Non mais vous y croyez, notre descendance qui nous demandait d’être raisonnable !


On a quand même réussi à prendre le bon train.
Arrivés en France, c’était parti pour 6 heures de route. Gots était tout content de retrouver des autoroutes qui ne secouent pas !


Le soir même, on repartait dans le Cher pour le réveillon de Noël !

jeudi 12 mars 2015

Qui vont voir Harry Potter à Londres !! 3/4


On avait décidé d’y aller tôt pour faire la boutique avant la visite, vu le timing serré.





En allant chercher nos réservations, Gots me propose de demander si on ne peut pas passer dans un autre groupe. Il y en a toute les heures, à peu près.
J’arrive à me faire comprendre (en mode fière : très bien d’ailleurs d’après la dame  !), lui expliquant que l’on doit prendre un train. Pas de soucis, allez y quand vous voulez !

YEEESSSSS !!

On a pu en profiter au maximum ! On y a passé presque 5 heures (avec la boutique !)
Et encore je n’ai pas tout vu !! L’audio guide est un Ipod, et en plus de la traduction, il donne accès à des bonus et je n’ai pas eu le temps de tous les consulter !!

C’était juste génial ! Moi qui suis fan, c’était un moment magique (si si !!), mais je pense que cela peut plaire aux autres.
Il faut que j’y retourne !

Alors je vais peut être parler chinois pour tous ceux qui ne connaissent pas le monde d’Harry Potter.

On peut y voir beaucoup de décor (la salle des potions, la salle à manger des Weasley, les cheminées du ministère de la magie, la table des mangemorts, le bureau de Dolores Ombrage … ), mais aussi les storyboards, les maquettes préparatoires dans le département lié aux arts, toutes les créatures dont Patmol !

On découvre aussi que tous les animaux (Crokdur, Pattenrond, Edwige et les autres), étaient “recrutés” dans des associations qui sauvent les animaux abandonnés.
Ils étaient dressés seulement pour une ou deux scènes (s’ils y arrivaient, certains n’ont même pas joué) et après on leur trouvait un maître sans dire qu’ils avaient joué dans un film.
Pareil pour tous les chats qui ont posé pour être dans les assiettes de Dolores.

On peut se promener sur le chemin de Traverse, faire du balai, voir le magicobus et la 4, privet drive, apprendre à manier une baguette.
On peut traverser un des ponts de Poudlard, voir la maison des Potter, monter et se faire prendre en photo dans le side car d’Hagrid, voler dans la Ford Anglia d’Arthur Weasley.
Et on a goûté la Bierreaubeurre !!

Juste Fantastique !! On est ressorti avec d’étoiles pleins les yeux ! Et quelques “petits” souvenirs aussi !















mercredi 11 mars 2015

Qui visitent Londres 2/4








A peine les bagages déposés à l’hôtel, on est reparti, en métro cette fois ci, pour visiter un peu Londres



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Bien entendu, vu le peu de temps qu’on avait, on a été au plus “simple” en cette période de Noël : Oxford circus pour remonter jusqu’à Piccadilly. On en a profité pour manger un bout dans un pub !

Lili a adoré : le magasin M&M’s, les décos des rues et des vitrines, Piccadilly, Leicester square et le chocolat chaud …
On a été faire un tour à l’immense fête foraine Winter Wonderland, où on a été manger des saucisses sous la tente bavaroise !!

On avait rendez vous pour faire un London by night, en bus (vous savez les fameux bus, sauf que le notre, il était jaune !).
Bon, je savais que c’était risqué : le guide parlerai anglais et pas d’audio guide. Gots parle anglais comme une vache espagnole et Lili, ben on ne peut pas dire qu’elle parle anglais, moi je n’ai pas pratiqué depuis 20 ans !
Et pour prendre des photos il fallait que l’on soit à l’extérieur (le flash sur la vitre, c’est moyen !), en plein de mois de décembre à 22h !
Mais on n’allait pas raté Londres illuminée tout de même !

On a eu une chance incroyable ! Notre guide parlait très bien le français, et alors qu’il n’était pas obligé, a fait la visite dans les 2 langues. En plus comme on était à côté de lui, on a bien rigolé, il était très drôle. Il ne pleuvait pas, ne neigeait pas non plus.

Par contre, prendre des photos dans le froid, dans un bus qui roule, dans la nuit (même avec mon appareil que je ne maîtrise pas encore ) : mission quasi impossible !
Avec des gants, je n’arrivais pas tenir mon appareil correctement. Sans, j’avais les mains gelées. Au moins je le tenais bien, je n’arrivais plus à les bouger, le froid ça conserve !
Si le bus s’arrêtait, ton flash n’était de toute façon pas assez puissant pour atteindre le monument. Et quand le bus roulait, soit ça bougeait trop, soit tu avais forcément appuyer au moment où il passait devant le poteau !
Bref, une super visite, dommage pour les photos !

Le lendemain, on a fait un tour dans le quartier très sympa de l’hôtel, on a pu manger un vrai breakfast !
Re visite de Londres un peu plus “culturel” : Tower Bridge, Big Ben et la Tour de Londres !
On a revu notre guide, qui nous a reconnu et qui faisait une visite en bateau amphibie !

Retour à l’hôtel pour le départ, passage au tesco pour acheter 2 ou 3 trucs et hop, en route pour les warner bros studio !
Je suis excitée comme une puce !

Prochain épisode aux studios de la warner bros, pour aller voir le monde magique d’Harry Potter !
J'avais préparé une vidéo avec des photos, mais elle est sur mon autre ordi, qui a décidé de ne pas accepter la nouvelle mise à jour (il s'éteint, redémarre, s'éteint, redémarre ...). Bref, la vidéo est en attente !!

mardi 10 mars 2015

Qui voyagent à Londres 1/4





Comme je vous l’ai dit, nous avons été à Londres !



Lili a de très bons résultats scolaires depuis qu’elle est au collège : un soulagement. Sauf en anglais. On a trouvé sympa de l’emmener en Angleterre, pour Noël, pour qu’elle entende en vrai la langue, qu’elle découvre un peu Londres pour qu’elle voit l’anglais autrement quoi !

J’ai donc organisé un voyage de 2 jours à Londres, avec entre autre une visite dans les studios Warner Bros Harry Potter : ben oui, comme on était là haut, fallait pas rater ça !

Bon comme on est toujours à la ramasse niveau finance, le moins cher, était d’y aller en eurotunnel, donc avec notre propre voiture … Conduire en Angleterre …  
En plus des finances, le timing aussi allait être serrer.
Pour les studios, il ne restait plus que des places à 17h, le 23 décembre ! On devait repartir le soir même. Il fallait compter 3h de visite (dixit le site et quelques blogs), ça nous pousse à 20h. Et il y a 1h30 de route (si on ne se trompe pas, c’est pas gagné !), ce qui nous fait du 21h30 ! Ben dis donc, ça tombe bien, c’est l’heure à laquelle on doit être à la gare de l’eurotunnel ! Ça va être chaud ! Pas le temps de pisser ! Pire qu’un voyage organisé pour les vieux !

Pour l’aller, on a eu de la chance, mes beaux parents nous ont payé l’hôtel à Calais.
Arrivés là haut, les amis qui s’occupaient des chiens nous appellent pour nous dire que Crockdur avait réussi à passer à travers le grillage, et qu’ils l’avaient trouvé sur le trottoir ! Heureusement on les attache quand on s’absente. Mais bon me voilà un peu en panique. Heureusement on les avait confier à des gens débrouillards ! Tout commençait bien !

Donc l’eurotunnel : c’est un gros bordel quand même ! On te donne une lettre qui normalement te donne accès au départ de ton train. Sauf que, tu peux tenter de te présenter aux deux départs avant, et si tu rates le tien, tu peux prendre les 2 suivants sans que cela pose de problème !
Ce qui fait que tu retrouves avec beaucoup plus de monde que prévu, et ce sont les premiers arrivés qui prennent le train : les autres prendront le suivant ! et ainsi de suite !

Bref, pas de soucis majeur dans le train, le voyage ne dure qu’une grosse demi heure. On avait déconné avec Lili en lui demandé de regarder par la fenêtre du train, et que s’il voyait passer un poisson, elle devait s’inquiéter : des blagues de potaches !
On avait aussi constaté qu’il y avait beaucoup de français et de belges qui passaient avec leur voiture. C’est vrai que le prix est intéressant. On était presque en train de prévoir un futur voyage ! Ben ouais on est comme ça !

A l’arrivée, les consignes de sécurité pour la sortie passent dans le haut parleur, et la dernière est :
“Attention, n’oubliez pas que maintenant vous roulez à gauche !”
Oh putain mais c’est vrai ! J’ai eu une montée d’angoisse ! T’aurais dû me voir : les yeux larmoyants et limites exorbités, la tête tournant vers Gots pour être rassurée une autre devant moi vers l’angoisse, une clope attendant d’avoir le droit d’être allumer d’un côté et ma clope électronique tournant à plein régime de l’autre !!
Même si on en avait parlé avec Gots (c’est lui qui conduit !), là c’était la réalité ! Argh !! Je veux faire demi tour !!
Gots toujours égal à lui même, calme et souriant (voir mort de rire de me voir comme ça !), plutôt content de cette nouvelle expérience, me regarde et me dit : “y en a plein qui arrive, ça doit pas être bien compliqué ! Suffit de faire un peu plus attention !” Ben oui, ça parait simple dit comme ça !
Et nous voilà partis pour Londres ! En fait, ce n’est pas tellement plus compliqué effectivement de conduire (je dis ça, mais j’ai pas conduit, hein !), mais comprendre la signalétique par contre … Même avec le GPS, on s’est trompé 2 ou 3 fois. En même temps, en France aussi avec un GPS, j’arrive à me perdre ! (C’est peut être pas la signalétique, en fait … ?)

Les ronds points qu’on a pris n’étaient pas ronds, c’étaient des grands rectangles ! Non mais on n’a pas idée ! Mais comme dirait Gots : “de toute façon les anglais sont tous bipolaires !”
Les autoroutes sont dans un état pitoyable mais elles sont gratuites ! Et on n’a pas bien compris leur système de contrôle de vitesse (qu’on avait pourtant étudié avant), mais bon on a fait super gaffe, Gots s’amusant a calculé sa vitesse en miles ! Oui un rien l’amuse !

Le prochain épisode, Londres !



lundi 9 mars 2015

Qui font la synthèse







J’ai cru, pendant un temps, que je n’écrirai plus ici.





L’hiver, l’impression de tourner en rond, que tous les changements ne font pas avancer et toujours à chercher à savoir qui j’étais, qui je suis ou qui je deviens.
Ça devenait pénible.

Je tournais en rond, et pour tout dire, franchement, je déprimais. Ce n’était pas une dépression, mais bien une déprime hivernale, saisonnière. J’aurais dû la prévoir, peut être. Et puis peut être le contre coup du déménagement, possible aussi. A retardement, mais je n’ai peut être pas voulu voir les signes.
En plus, comme je l’ai dit, les derniers changements ne m’ont pas donné l’impression de changer réellement ma vie.

Avant, quand je déménageais, c’était pour fuir mes problèmes.
Je m’installais dans une ville, en période haute, où je me croyais capable de tout (et j’étais capable du meilleur comme du pire, ne l’oublions pas !), et je repartais dès que je me retrouvais en dépression. Et ainsi de suite.
Depuis quelques années, les déménagements se sont fait en fonction du boulot de Gots.
Et celui ci avait le goût du c’est mieux ailleurs, ce sera mieux là bas. Il y avait de l’espoir dans ce déménagement. Je crois que j’y ai mis trop de sentiment, alors qu’il ne s’agissait que d’un déménagement.

Bref, comme j’ai bien eu le temps de me torturer l’esprit, j’ai aussi fait une synthèse, j’ai réfléchi à propos de ce blog.
Quand je l’ai ouvert, je voulais vraiment avoir une sorte de carnet intime, où j’aurais écrit des choses sur moi, ma maladie. Mais il se trouve que ce n’est pas aussi simple de parler de soi, enfin je veux dire de toucher du doigt à l’intime, de creuser au plus profond de ses sentiments, de ses doutes, de sa réalité.
Et puis il se trouve que j’ai commencé par rencontrer certains d’entre vous, à peine mon blog crée. Et pas n’importe qui !
J’ai eu des lecteurs, et certains sont devenus des amis. Une chose en entraînant une autre, je n’arrivais plus à dire ce que j’avais sur le coeur, je m’autocensurais.
Par peur de la critique, par peur de décevoir, par peur de je ne sais quoi. Mais c’est le drame de ma maladie (ou de ma personnalité, c’est encore à l’étude !), j’ai peur de ne pas être aimer. J’ai besoin d’être aimer. Et je fais tout, souvent inconsciemment, pour ça.

J’ai donc décidé d’arrêter de vouloir à tout prix plaire à tout le monde, puisque c’est impossible. Il faut me résigner à être quelqu’un, et pas seulement le portrait que l’on voudrait que je sois. Pas facile, il y a du boulot.
En attendant, je vais au moins essayer d’écrire vrai, de ne plus supprimer tous les billets que je trouvais “trop” quelque chose, et tanpis si cela ne plaît pas. Je réalise que l’on n’est pas obligé de me lire, en fait !

Donc il va falloir que je rattrape le temps perdu !
Nous sommes allés à Londres : il faut que je vous raconte !
Je me suis fait tatouée : il faut que je vous montre !
Et ça ce n’est que le teasing de tout ce que vous avez manqué et qu’il faut que j’écrive !