jeudi 3 mars 2016

Qui ont reçu leur convocation !


via GIPHY               Moi quand j'ai reçu ma convocation au Capes



Ah, ah, je vous vois devant votre écran, à vous demander ce que j’ai fait ces derniers mois.

Aux dernières nouvelles, je m’étais inscrite pour passer le Capes. Je me suis donc mise à la recherche de docs et de livres pour réviser.
Lagarde et Michard achetés à emmaüs. Je me suis aperçue en parcourant les blogs que cela restait une référence. Et ben, on n’a pas le cul sorti des ronces !
Inscrite à la BU de Blois qui est obligée d’aller chercher les livres, spécialement pour moi, à la BU de Tours : me voilà étudiante à 40 piges !
Des sacs remplis de bouquins prêtés par un ami prof de lettres : mon bureau et le dessus de la cheminée sont envahis !
Je suis prête à passer mes journées à réviser.


J’avais presque fini le 16ème siècle, quand j’ai reçu un appel d’une boite d’intérim. J’étais retenu pour un poste de téléconseillère, dans la même boite qui m’avait recalée une première fois, mais là pour une mission pour un courtier en assurance, au service mutuelle.


J’ai donc travaillé pendant 4 mois, à prendre les appels de personnes qui avaient fait le choix 1 du serveur vocal.
L’ambiance générale était plutôt cool, l’entreprise essaie de faire le nécessaire pour que l’on se sente pas trop mal. Entre collègues aussi, pas mal d’entre aide quand on est en difficulté lors d’un appel.
Par contre pas toujours facile de se faire pourrir par les gens qui appellent, parce que leurs dossiers traînent. Tu sers juste de passe-plat, à part renvoyer un message aux gestionnaires (ceux qui s’occupent réellement des dossiers), tu ne fais pas grand chose, concrètement.
Et on se demandait tous ce qu’ils faisaient parfois pour accumuler autant de retard !


Mais sinon, je ne peux pas dire que le boulot était désagréable, dans le sens où ce n’est pas compliqué et où j’ai connu pire.
Bon en choix 1, c’est répétitif, je ne pouvais qu’envoyer les cartes de tiers payant et les prises en charge. C’est le choix 3 qui règle le plus gros des problèmes.
Je renvoyais donc le plus souvent en choix 3 (ce qui agaçait beaucoup, ben t’as qu’à écouter le serveur vocal avant de taper, andouille !) et je me faisais engueuler parce que certaines personnes n’avaient pas leurs cartes malgré 3 envois depuis le mois de décembre. Mais on m’avait fait comprendre que je n’étais pas là pour réfléchir, et donc je refaisais un envoi !


On s’amusait entre collègues à se raconter les expressions, les accents ou les situations cocasses que nous avions rencontré. J’ai eu des gens célèbres, une connaissance, j’ai fait 2 fois ma communication en anglais.
Et heureusement que nous avons la touche “mute” ! Ça nous permet de tousser, d’éternuer, bailler mais aussi de rire, gueuler voir pire sans que la personne ne le sache ! Et quand une personne se permet de te pourrir pendant 25 minutes (si, si !!), ça peut s’avérer utile !


La pression était double pour moi.
Il y avait la pression du temps d’appel. ça s’est pour tout le monde. Nous avons une durée moyenne de temps d’appel à ne pas dépasser, avec une prime au bout si elle est respectée.
Je pense que les supérieurs devaient avoir une prime aussi si leurs équipes étaient dans les clous, vu la saucée que je me suis prise quand j’ai commencé à la dépasser … En même temps je n’avais pas la supérieure la plus pédagogue, ni la plus agréable du plateau : pas de chance !


Et puis, il y avait le fait que je ne savais pas si mon contrat allait être renouveler ou pas. J’ai vite appris qu’ils avaient tendance à le dire au dernier moment. Et quand je dis dernier moment, cela pouvait être dans les derniers jours. Là encore pas de chance !


Donc me voici revenue à la case départ. J’ai reçu ma convocation pour le Capes, mais je n’ai pas réussi à réviser, bosser et vivre.
Je cherche un nouveau boulot, car financièrement on a pu enfin respirer. Et j’aimerai bien continuer à avoir la tête un peu hors de l’eau. Parce que, putain, qu’est ce que ça fait du bien !

Mais je crois que niveau travail, il va d’abord falloir lutter pour nos droits.
 "Dans cette époque qui accorde tant de crédits aux injustices sociales, les rêves de révolte et de bonheur semblent bien dérisoires. Pourtant les hommes aspirent au droit le plus élémentaire. Celui de vivre en toute dignité. Bien sûr, il reste des cohortes de prétendants pour organiser ce prétendu bonheur. Qu’il soit d’ordre individuel ou collectif. On les appelle les politiques lorsqu’ils obéissent aux règles démocratiques, dictateurs dès qu’ils imposent un culte à leur personne. Aujourd’hui tout se confond et l’on voit même les démocraties faire, malgré elles, le lit de l’intolérance et du fascisme.
Ces chansons vont bien au-delà des mots et des mélodies. Elles ont accompagné dans la joie les terribles batailles d’hier et elles restent des hymnes de référence, pour les combats d’aujourd’hui et de demain. Restons Motivés." Tactikollectif.