vendredi 30 mai 2014

Le kessekessé



Punaise, encore une semaine de passée, et je n'ai presque rien écrit ici !!
C'est tout de même incroyable, mais qu'est ce que je fous de mes journées ...
Ah ben si, je cherche une maison à louer ! Faudrait que je te raconte.

Sinon grande nouvelle, Elooooody n'est pas des nôtres, ce qui vous laisse toutes les chances pour gagner le kessekessé !

Donc voilà la photo d'un objet auquel je tiens énormément.








Voici la photo du collier en entier.


lundi 26 mai 2014

Qui sont abasourdies


J'avais prévu de vous raconter des trucs légers, parce que la semaine dernière je n'avais pas eu le temps de le faire.
Genre comment je me suis devenue agent immobilier pendant quelques jours, et comment je me suis trempée les pieds pour vider mon sous sol après une inondation ...

Mais je n'ai pas envie de sourire. Ici règne le silence. Je n'ai pas allumé la télé, ni la radio. 
Je ne ferais pas d'analyse politique, mes collègues le font bien mieux, même si je n'en pense pas moins.

Je ne veux pas faire dans le pathos, dans le larmoyant, dans le grave, mais pour moi le FN en tête dans une élection, c'est un truc qui me touche vraiment.
Je me suis toujours souvenue que j'étais petite fille d'immigré. 

Et pourtant on a tout fait pour que cela ne sache pas. On a obligé ma grand mère a renié ses racines, le jour où elle est arrivée en France, le jour où elle a passé la frontière espagnole.
Je ne sais pas grand chose d'ailleurs de ce qui pourrait me concerner dans ce pays.
En arrivant en France, elle n'a plus jamais parlé espagnol, elle n'est plus retournée là bas, elle devait être française à tout prix. 

Je ne sais pas grand chose non plus sur les conditions de son arrivée ici. On n'en parlait pas, elle n'en parlait pas. J'ai cru comprendre qu'elle était arrivée petite, illégalement et que l'on n'était pas sûr qu'il y avait inscrit, sur sa carte d'identité, sa vraie date de naissance.
Je sais qu'elle venait du sud de l'Espagne, et qu'au vu de l'histoire de ce pays, on doit surement avoir aussi des parents nord africain !

N'empêche, les parents de ma grand mère ont tout abandonné pour venir ici. Et un grand regret de mon père a été de ne pas pouvoir transmettre quelque chose de tout ça.
La seule fois où ma grand mère a parlé espagnol devant nous, elle était très âgée, malade après 2 AVC qui lui faisait perdre totalement son autonomie et la tête. Je recevais une correspondante espagnole, et il neigeait. Ma grand mère l'a regardé il lui a dit : "Hace frio" 
On s'est tous arrêté. J'ai regardé mon père et ses yeux se sont embués.

Ses racines, je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours cherché à les retrouver. Je les ai toujours revendiquées aussi. Mon frère et ma sœur aucunement. Pourtant quand on voit la tête de mon frère, on se dit qu'il n'est pas très français de souche !! J'ai toujours eu comme un vide de ne pas connaître mes ancêtres, de ne pas savoir d'où je venais. 

Ce qui est sur, c'est que pour moi, la lutte contre le racisme est comme une évidence.
Mes premiers engagements politiques ont été dans la lutte contre le FN.

Je suis de celles qui ont connu Erwan Lecoeur, et qui ont participé, avec lui, à créer Ras l'Front 37 à Tours. 
- Noyauté par la LCR, qui nous reprochait des détails de fonctionnement, je suis partie du bureau des larmes de colère dans les yeux, car je savais que ces luttes intrinsèques auraient raison du mouvement -
Je suis de celles qui n'ont pas pu rentré chez elle un soir, parce que deux mecs, crânes rasés, Bombers sur le dos et Rangers aux pieds attendaient devant chez elle.
Je suis de celles qui ont été pourchassé en voiture par des colleurs d'affiches du FN (je les avais un peu cherché !).
Je suis de celles qui sont allées manifester à Strasbourg en mars 1997.
Je suis de celles qui ont collé des affiches contre le FN à l'assemblée aux élections législatives de 1997.
Je suis de celles qui ne se pensent pas être exemplaire, mais qui ont essayé, qui essaient de faire comprendre que Marine n'est pas la solution (quitte à s'en prendre une un jour - dixit Gots), tout en ne sachant toujours pas quelle est le bonne méthode.

Bien entendu, j'ai été voté. J'ai même fait deux fois l'aller-retour parce que j'avais oublié ma carte d'identité. Je ne pensais pas que ma commune dépassait les 1000 habitants ... A ma décharge, je fais partie d'une commune qui est partagée en deux. 

Il est entendu aussi que je vais rendre ma carte du MRC. Depuis l'annonce officielle du mouvement à l'abstention, j'ai été abasourdi. 
Même si dans ma section, on a été moins radicale, et compris ma position de ne pas appeler à s'abstenir, je ne comprends pas ce qui s'est passé au niveau national. Même si je pense que le taux d'abstention n'est pas dû à leur appel, vu leur taux d'audience !!

Sinon j'ai repris de plus belle notre dossier de départ au Québec. Y a possibilité de demander l'asile politique ?
J'ai repéré 2 communes à côté de Blois qui pourraient être intéressantes pour notre futur déménagement : une a voté PS, l'autre UDI (...). Me reste plus qu'à trouver une maison à louer là haut !

J'en rigole mais n'empêche, sur ma commune, le score est équivalent au national. 
Dans le village où j'ai vécu mon enfance, où ma mère vit encore, le FN atteint 31 % et à côté c'est 40% ...

Bien sûr l'abstention, bien sûr ils ne sont pas tous racistes, mais le gout dans la bouche reste le même : acide comme quand vous avez réussi à ne pas vomir de justesse ...

vendredi 23 mai 2014

Kessekessé



Coucou !!

Pas de blabla, il est 14 h00 moins 1 min !!


Pas facile le kessekessé mais bon il faut de la difficulté !!



vendredi 16 mai 2014

Le kessekessé : Le Retour !! Ah, ah !!


Et oui, votre fameux jeu a été absent pendant pas mal de temps. 
Mais pas facile de trouver des objets à photographier, surtout que vous commencez à devenir très forts !!

Bref, je vous raconterai bien une petite histoire, mais je me doute que vous n'êtes là que pour une chose, et que vous bouillez d'impatience !!

Donc voilà la photo !!









Les photos du "désastre" !




jeudi 15 mai 2014

Qui sont restées sans voix





Non je ne vous ai pas oublié. Mais je ne savais pas quoi dire.





Ou comment le dire. Les mots ne venaient pas, et les événements eux, se précipitaient.

Ce que je vais dire va peut être paraître pour une banalité, mais j'avoue que ces dernières semaines, on en a pris plein la gueule.
Parfois, dans ces moments là, une phrase me vient en tête " mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille" ! (tiré du film avec presque le même titre !)

N'empêche, on m'a diagnostiqué bipolaire, donc avec des hauts un peu trop hauts et des bas trop bas. Parfois, je me demande si ce n'est pas la vie, tout simplement qui est bipolaire. Et quand je n'étais pas soignée, je me formalisais moins de cette différence entre les bons et les mauvais moments.

Punaise, j'ai eu l'impression de prendre une douche écossaise toutes ces dernières semaines ! Chaud, froid, chaud et de nouveau froid ...

Dans les bons moments il y a eu le Printemps de Bourges. Pas de concert pour nous cette année, mais comme toujours une bonne ballade parmi les stands et les scènes ouvertes !

























Gots s'est octroyé quinze jours de vacances entre sa démission et la prise de son nouveau poste. On en a profité pour passer du temps ensemble et aussi pour commencer à penser au déménagement. On a donc fait quelques aller-retour à la déchetterie, chez le ferrailleur et chez Emmaüs : on voyagera léger !

Et après avoir été soulager d'un crédit et de respirer légèrement financièrement, Gots allait prendre son nouveau poste. Tout allait pour le mieux ! J'avais l'impression d'un nouveau départ.
Même si nous devons déménagés, je suppose que nous avons en nous, le vieux gène du nomadisme de nos ancêtres préhistoriques !

Nous étions revenus dans la région Centre pour plusieurs raisons. 
Parce qu'on pensait revenir se fixer (rater !) dans notre région natale, parce que Lili Coquelicot grandissait sans voir ses grands parents qui, eux, vieillissaient, et surtout parce que nous pensions qu'il était important d'être près de Mamou quand elle nous a annoncé son cancer.

Maintenant qu'elle est guérie, je pense qu'inconsciemment, nous avons retrouvé notre vieux démon de la bougeotte, nous avons été rattraper par notre nature profonde qui est de découvrir de nouveaux horizons.

Et pourtant, le jour même où Gots a reçu son contrat, l'ombre du crabe est revenu planer au dessus de nos vies ... Mais il fallait signé, malgré tout.
Et pourtant pendant quelques semaines, notre vie s'est comme figée, on a arrêté de respirer, nos discussions se sont faites plus rares et souvent à voix basses.
Il a fallu attendre les résultats des examens, l'opération, de nouveau les résultats des examens ... Pour de nouveau respirer, parler, sourire et même rire car il semble que l'on est réagit à temps, et que Lili Coquelicot garde encore un peu son Papou !

Alors on a fêté, comme il se doit, les anniversaires de Gots et de Papou, qui se suivent à deux jours d'intervalle ! Tranquillement car l'opération n'était pas si loin, mais avec cette drôle d'émotion, celle qui sait que les moindres moments de bonheurs sont bons à prendre.