jeudi 15 mai 2014

Qui sont restées sans voix





Non je ne vous ai pas oublié. Mais je ne savais pas quoi dire.





Ou comment le dire. Les mots ne venaient pas, et les événements eux, se précipitaient.

Ce que je vais dire va peut être paraître pour une banalité, mais j'avoue que ces dernières semaines, on en a pris plein la gueule.
Parfois, dans ces moments là, une phrase me vient en tête " mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille" ! (tiré du film avec presque le même titre !)

N'empêche, on m'a diagnostiqué bipolaire, donc avec des hauts un peu trop hauts et des bas trop bas. Parfois, je me demande si ce n'est pas la vie, tout simplement qui est bipolaire. Et quand je n'étais pas soignée, je me formalisais moins de cette différence entre les bons et les mauvais moments.

Punaise, j'ai eu l'impression de prendre une douche écossaise toutes ces dernières semaines ! Chaud, froid, chaud et de nouveau froid ...

Dans les bons moments il y a eu le Printemps de Bourges. Pas de concert pour nous cette année, mais comme toujours une bonne ballade parmi les stands et les scènes ouvertes !

























Gots s'est octroyé quinze jours de vacances entre sa démission et la prise de son nouveau poste. On en a profité pour passer du temps ensemble et aussi pour commencer à penser au déménagement. On a donc fait quelques aller-retour à la déchetterie, chez le ferrailleur et chez Emmaüs : on voyagera léger !

Et après avoir été soulager d'un crédit et de respirer légèrement financièrement, Gots allait prendre son nouveau poste. Tout allait pour le mieux ! J'avais l'impression d'un nouveau départ.
Même si nous devons déménagés, je suppose que nous avons en nous, le vieux gène du nomadisme de nos ancêtres préhistoriques !

Nous étions revenus dans la région Centre pour plusieurs raisons. 
Parce qu'on pensait revenir se fixer (rater !) dans notre région natale, parce que Lili Coquelicot grandissait sans voir ses grands parents qui, eux, vieillissaient, et surtout parce que nous pensions qu'il était important d'être près de Mamou quand elle nous a annoncé son cancer.

Maintenant qu'elle est guérie, je pense qu'inconsciemment, nous avons retrouvé notre vieux démon de la bougeotte, nous avons été rattraper par notre nature profonde qui est de découvrir de nouveaux horizons.

Et pourtant, le jour même où Gots a reçu son contrat, l'ombre du crabe est revenu planer au dessus de nos vies ... Mais il fallait signé, malgré tout.
Et pourtant pendant quelques semaines, notre vie s'est comme figée, on a arrêté de respirer, nos discussions se sont faites plus rares et souvent à voix basses.
Il a fallu attendre les résultats des examens, l'opération, de nouveau les résultats des examens ... Pour de nouveau respirer, parler, sourire et même rire car il semble que l'on est réagit à temps, et que Lili Coquelicot garde encore un peu son Papou !

Alors on a fêté, comme il se doit, les anniversaires de Gots et de Papou, qui se suivent à deux jours d'intervalle ! Tranquillement car l'opération n'était pas si loin, mais avec cette drôle d'émotion, celle qui sait que les moindres moments de bonheurs sont bons à prendre. 



10 commentaires:

  1. Ravie d'avoir de tes nouvelles! d'autant plus qu'elles sont bonnes.
    enjoy!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ouaip ! Et ça mériterai bien le retour du kessekessé, pour fêter ça, tiens !!

      Supprimer
    2. Tout à fait mais va falloir faire un teasing pour rameuter du monde!

      Supprimer
    3. Surtout si je veux le faire demain !! Et que je viens de décider ça comme ça !! Tout moi, quoi !

      Supprimer
  2. Y'a pas que ça, mais il y a beaucoup de bonheur discret et contagieux dans ce billet.
    Merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à toi. Tu m'écrit toujours des choses très douces, ça me touche beaucoup.

      Supprimer
  3. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, non.
    Juste profiter des bons moments, des siens. Se prendre des claques énormes parfois et continuer, avoir de la brume au fond des yeux en regardant nos gens parce qu'on est ensemble, encore.
    Tu as laissé un beau témoignage ici.

    RépondreSupprimer