jeudi 27 décembre 2012

Qui fêtent un truc en plus




Je voulais partager ça avec vous.


Parce que depuis quelque temps vous faites partie entière de ma vie.
Parce que c'est vraiment important pour moi, pour ma vie.

Il y a un peu plus d'un an, j'ai pris la décision d'aller consulter à Paris.

Après des années d'errance, de décisions irréalistes en dépressions, de passage en clinique en tentative de vie dans le réel,  tout ça sous traitement ou pas.

Arrivée au mois de juillet dans le Berry, j'ai pris rendez vous chez le Dr Hantouche. J'y suis allée, pour la première fois, au mois de novembre 2011.

Premier rendez-vous avec une des psychologues du centre. Car ce psychiatre a créé un centre dédié aux troubles de l'anxiété et de l'humeur.

Donc premier rendez-vous où vous passez des tests, et où on prend le temps de faire avec vous une rétrospective de votre vie et surtout de tous vos épisodes maniaques et dépressifs.

C'est étrange, en tout cas pour moi, car j'ai tendance à rayer de ma vie tous mes souvenirs. Car trop douloureux et parce que je n'ai jamais vraiment été moi même.

Ça a donc été un exercice difficile. J'ai pris conscience que j'étais malade depuis plus longtemps que je croyais.
J'ai pris une nouvelle claque en voyant, écrit, tout le mal que j'ai fait autour de moi. Cette culpabilité ne m'a jamais quitté. 
J'ai vu mes cycles et on a pu mettre le doigt sur le fait qu'ils étaient produits, entre autre, par les antidépresseurs. Là est apparu cette haine contre tous ces incompétents par orgueil, qui ont fichu 20 ans de ma vie en l'air. J'ai du mal à me défaire de ce sentiment d'injustice qui va avec.

Mais voila le bilan était fait. Il faut passer à autre chose.

Quelques temps plus tard, j'ai vu le Dr Hantouche, himself.
J'avais cette impression de rencontrer une star. Il a écrit tellement de bouquins, il est connu et reconnu ...

Il m'a donc expliqué que j’étais bipolaire 2 1/2, ce qui signifie en langage courant bipolaire cyclothymique.  Un truc qui n'est pas reconnu par certains psychiatres (c'est vous dire combien sont incompétents !)

Il a pris mon bilan et il a analysé devant moi mes différents épisodes en écrivant en face quelles molécules il fallait pour les soigner.
Il m'a dit que j'avais pris la bonne décision en forçant mon ancien psy à me prescrire un de mes médicaments. D'ailleurs il fait toujours parti de mon traitement.
On a parlé très peu, je l'écoutais médusée ! Je suis repartie, toute pleine d'espoir avec mon sésame dans la main : son ordonnance !

Et depuis ce jour, toutes les semaines, je note sur mon agenda le nombre de semaines de stabilisation.
Malgré quelques moments difficiles, aujourd'hui, je suis arrivée à 52 ! Un an, ça y est, on peut dire que j'ai fait la moitié du chemin, car on considère être stabiliser au bout de 2 ans sans rechute.

Un an de renouveau, ou plutôt de nouveau pour moi mais aussi pour ceux qui m'accompagnent dans cette aventure depuis pas mal de temps (souvent plus proche du projet Blair Witch que d'Amélie Poulain !)

Un an de passé pour le meilleur et pour le futur !

11 commentaires:

  1. Tu tiens le bon bout. Et de partager, je pense que cela va aller de mieux en mieux.
    J'attends toujours tes billets avec impatience.
    Enjoy.

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  2. Merci de nous faire partager tout ça. C'est fort. ET crois-moi, on est fiers de toi, qu'on apprécie énormément. Félicitations pour cette étape. On repart pour 52 semaines?

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    1. Merci Homer. Ça me fait tout bizarre que des gens que je connais sans connaître se soucie autant de moi ! Enfin tu vois ce que je veux dire ...
      Oui on repart pour 52 semaines avec encore pleins de défis !
      En route pour l'aventure !
      Encore merci, pouvoir compter sur le soutien des amis c'est important.

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    2. De rien ! C'est naturel : le monde des blogueurs a ça de surprenant qu'il est encore très solidaire.

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    3. J'ai même dû mal à y croire parfois tellement c'est surprenant !

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  3. Heureuse pour toi que tu aies trouvé une solution.
    Je ne connais que trop bien ce parcours mais ne suis jamais allée voir un ponte. Il est trop tard, maintenant.
    Mais toi, tiens bon !
    Bises.

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    1. Il n'est jamais trop tard. Je ne connais pas ton parcours mais il y a des liens sur mon blog sur la bipolarité, et si tu veux on en parle par mail.
      Bises

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