vendredi 1 février 2013

Le bruit et l'odeur ...


J'aimerai revenir sur deux choses que j'ai lu cette semaine.












J'ai été un peu (pré)occupé et je n'ai pas eu le temps d'écrire un billet pour chaque.

  • La première est l'histoire d'une famille qui s'est fait jeté du musée d'Orsay pour nuisances olfactives.
Comme beaucoup d'entre vous, je suis outrée par cette histoire.

Mais il y a un détail qui m'a encore plus choqué.
ADT quart monde, dont un bénévole était présent lors de la visite, a décidé de porter plainte. Mais pas la famille. 
Humiliée, malgré tout, elle préfère que cette histoire s'arrête là.
Et je ne vois qu'une explication : la honte.

La honte d'être pauvre, la honte d'avoir été montré du doigt par les bien pensants qui eux puent de condescendance.
Comme de nombreuses victimes, la honte fait croire que ce sont eux les coupables. 

Coupables d'être ce qu'ils sont, coupables d'avoir eu l'insolente idée qu'ils pouvaient avoir accès à la culture, coupables de croire que malgré leur manque d'argent, ils pouvaient faire une sortie en famille comme tout le monde.

La honte et la culpabilité devraient changer de camp.

  • La deuxième est la fameuse prière des Civitas.

Pour protester contre le projet de loi du mariage pour tous, cet "institut" a organisé une manifestation le mardi 29 janvier devant l'Assemblée Nationale.

Alors je rappelle quand même que les gentils organisateurs de ce club ont pour but de rechristianiser la France. J'avoue que je vois mal la différence, en tant que laïque extrémiste (si, si ça existe), entre l'islamisation et la rechristianisation (tiens mon correcteur d'orthographe ne veut pas de ce terme !) : c'est une agression religieuse dans les deux cas !

J'ai lu que cette manifestation n'a rien d'illégal. 

Alain Escada, responsable des Civitas avait reçu l'autorisation de manifester, et il nous dit que : "quand on est autorisé, après on manifeste comme bon nous semble : assis, à genoux, debout ou couché".

Photo sur Agora Vox

C'est pas faux, sauf que si on s'agenouille et qu'on rajoute des Ave Maria, ça s'appelle une prière et plus une manifestation !
 (La grande croix donne un indice supplémentaire !)

Sur ce point, la préfecture de police dit que "les prières de rues ne sont pas interdites en tant que telles dès lors que leur périodicité et l'ampleur ne troublent pas l'ordre public". 



Photo prise par Amine EL KHATMI 
Ils étaient tout de même près de 200, et priaient dans la rue, non pas parce qu'ils n'ont pas de lieu de culte, mais bien pour imposer leur vision de la société : désolé mais ça s'apparente à une volonté de troubler mon ordre public !



Et pour des gens qui manifestent pour le bien être des enfants, qui sont déjà dans une société décadente et qui vont peut être, en plus être élever par le diable en personne, faire agenouiller un môme dans la rue, dans le froid à 22 h ... 
(C'était mardi, y avait pas école le lendemain, me direz-vous. C'est vrai, ils ne pourront plus le faire l'an prochain, une raison supplémentaire de manifester ...)






J'ai deux solutions :

Les extrémistes, parfois, il vaut mieux les laisser s'exprimer. Au moins on sait où on en est avec eux, et ils ne peuvent pas prétendre qu'ils sont victimes de quoi que ce soit. Là c'est la raison qui parle.

Mais la solution du goulag est envisageable. Franchement, leur construction doperai l'industrie du bâtiment (je suis sûre que l'on peut trouver des églises à l'abandon à rénover), bien sûr voeux de chasteté (faudrait pas qu'ils se reproduisent en plus), et de pauvreté ... Bon je délire là ! Mais parfois la violence ça ne résout rien, mais ça fait du bien !

Enfin ... Le bruit et l'odeur, hein ...

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