lundi 5 octobre 2015

Qui vont faire un "voyage"








Gots est en vacances, 




On avait décidé de faire pleins de trucs que l’on laissait traîner depuis trop longtemps.
Bon j’avoue on a encore pas mal glandouillé pendant les 2 premières semaines. Gots avait besoin de repos (on se trouve les excuses que l’on peut). 
J’ai bien essayé de faire quelques trucs mais il y eu des dommages collatéraux : je me suis fait tomber la table sur le gros orteil (...) et je me suis déplacée le nerf sciatique ! Rien que ça.

N’empêche, il y a un truc que l’on avait prévu, et qu’il faut absolument que je fasse, c’est m’occuper de la maison que nous avons dans les Landes.
Elle est toujours à vendre, et l’on peut dire que l’agence immobilière n’a pas été très réactive sur ce coup.
Nous n’ont plus, remettant toujours à plus tard ce dossier, trouvant toujours les meilleures excuses.
Mais j’ai de bonnes excuses : la distance, et surtout, j’aimerai oublier toute cette partie de ma vie.

Mais il me reste cette maison, comme un boulet attaché à mes pieds, qui me rappelle sans cesse, tous ces mauvais moments.

La famille, les amis nous demandent régulièrement où ça en est. Et à chaque fois que l’on m’en parle, j’ai cette impression que l’on ajoute du gros sel sur une plaie qui n’est pas cicatrisée.

Cette maison est une plaie pour moi. Elle représente ma dépression, mon pêtage de plomb, mon internement en clinique … Et tout ça dans un ordre dont je ne me souviens même pas !

Je ne me souviens pas de moments précis, mais juste cette souffrance  au pire de ma dépression.
Cette impression que si je retourne là bas, je vais retourner dans le gouffre, que je vais devoir affronter quelque chose. Mon passé.

Une plaie au quotidien, au présent, ce sont les soucis financiers, et ma procrastination face à cette situation. Cette incapacité à gérer, à faire face dans certaines circonstances, encore ...

Bien sûr que j’aurais dû m’en occuper avant. Mais comment réussir à faire quelque chose qui vous donne l’impression que vous allez redevenir ce que vous étiez il y a quelques années.
Comme si retourner dans un lieu du passé allait me rendre ma personnalité du passé. Débile ? Oui, mais incontrôlable.

Faire ce voyage me rend malade, symptômes physiques, visibles.
J’ai des crises d’angoisse.
J’ai eu du mal à respirer toute la journée d’hier, les larmes sont souvent venues sans que je puisse les arrêter.
J’ai bien essayé de faire des choses que j’aime, qui me calme, mais c’était impossible. Rien de beau, ni de bon ne pouvait sortir de moi.

Alors voilà je pars demain très tôt, et je rentrerai dans la nuit.
Je pense que j’en aurais pour quelques jours à m’en remettre.

6 commentaires:

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    1. Je suis rentrée fatiguée. J'ai besoin de repos, quelques jours. Mais ça a été moins pire que ce que je croyais, il faisait beau ! En même temps, j'ai fait la route, je suis restée 1 heure, et suis repartie ...

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  2. Je voulais te laisser un petit mot avant que tu n'y aille... mais j'ai été trop lente...
    Je te laisse ici une petite pensée en espérant que ça va... Mais je te le redis, je pense sincèrement que tu es plus forte que ce que tu crois.
    (ça m'amuse de dire ça... car on me le dit aussi ces derniers temps, et j'ai dû mal à y croire :-) )

    Bizzz

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    1. Il faut croire que c'est vrai. Ou plutôt que, maintenant, depuis que je suis vraiment stabilisée, j'arrive à affronter certaines choses plus "facilement".
      Je suis fatiguée parce que j'ai fait 1200 km en une journée mais sinon ça va.
      Et puis, je l'ai mis en vente sur le bon coin hier, et on a eu un appel : un agent indépendant qui aurait un acheteur ... Même si je ne veux pas me faire de fausse joie, je respire un peu mieux !

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