qui ne perde pas espoir





Un an et demi. 

Un et demi que je n'ai pas écrit sur ce blog.






Qu'est ce qui s'est passé dans vos vies durant ces an et demi ?
Changement de boulot ? Déménagement ? Divorce ? Changement physique ? Perte d'être cher ?
Oui surement un, peut être deux trucs dans cette liste.
Mais tous ? Et bien c'est pourtant le résumé de mes an et demi !

Février 2018, j'obtenais mon diplôme de guide touristique. Métier que j'adore et que j'exerce depuis mai de la même année, en tant qu'intérimaire, dans un lieu magnifique.

A partir de là, j'ai commencé à maigrir. Sans le vouloir au début, et puis encouragée par ce "miracle", j'ai continué. J'en suis à plus 20 kg de perdu à l'heure actuelle.
Et vous savez ma problématique avec mon apparence physique. Alors, je me réconcilie petit à petit avec ce corps. Je ne peux pas dire que je me trouve jolie, mais moins moche, disons potable !

Mais 2019, là, ça a vraiment été une année merdique, il n'y a pas d'autre mot.

Dès la nuit du 5 au 6 janvier, Crockur m'a fait une dernière bêtise, celle de s'éteindre pour toujours. Mon Crockdur, mon chien, mon amour de chien, mon gros, mon pataud, mon andouille de chien.
Celui qui était là quand j'étais au fond du trou, celui qui m'a mené la vie dur quand il se sauvait, celui qui a repris la course avec moi, celui qui a attendu que je m'endorme pour cesser de vivre.

Il a fait, ce qu'on appelle chez les grands chiens, un retournement d'estomac. Je l'ai surveillé une partie de la nuit car j'ai vu qu'il n'allait pas bien. Et vers 2 ou 3 heures du matin, je me suis assoupie, sur le canapé. Et lui dans son panier, il en a profité pour s'endormir à jamais.

J'aurais du appeler le vétérinaire. Mais on m'a dit que ça allait passer, je ne me suis pas fait confiance. Je ne l'ai pas appeler.

J'ai pleuré durant 2 mois, toutes les nuits.
La journée, il fallait gérer la tristesse de Patmol.
Il ne mangeait presque plus rien, à cause de la peine qu'il avait d'avoir perdu son copain. On essayait de s'en sortir ensemble.
Mais au bout de 15 jours, et aussi parce que Gots m'avait dit qu'il avait touché des excroissances dans son cou, je l'ai emmené chez le vétérinaire. Le diagnostic est tombé : cancer.

Je l'ai accompagné pendant les quelques mois que la maladie a bien voulu lui laisser. Je pensais qu'il en aurait plus. Cette maladie est une saloperie même chez les chiens.
Je l'ai vu devenir en quelques jours un vieux chien à cause des fortes doses de cortisone. J'ai vu dans ses yeux la tristesse face à la durée que je réduisais, d'abord du temps passé à courir ensemble, puis de nos simples ballades. J'ai vu l'incompréhension quand il a commencé à ne plus pouvoir se déplacer comme il le souhaitait. Mais jamais il ne s'est plaint. Il est resté jusqu'au bout l'amour de chien qu'il a toujours été.
Et puis, le 2 avril, nous l'avons amené une dernière fois chez le vétérinaire. Il a fallu la prendre cette décision. Il nous a quitté, entouré de nous tous et de tout notre amour, la tête dans mes bras.

Je me suis effondrée une deuxième fois. Cela devenait difficile de ne pas sombrer, de résister à l'appel de la dépression. J'y arrivais tant bien que mal mais seule.

En couple, je me sentais seule, j'étais seule face à tout ça, et à tout le reste. Et plus je réfléchissais et plus je trouvais que c'était un sentiment que je ressentais souvent.
Le 20 mai, j'ai proposé une séparation à Gots. J'ai eu comme réponse : ok.
15 jours plus tard, je découvrais qu'il était inscrit sur meetic (aucune recherche de ma part, il a payé l'abonnement avec le compte commun ... acte manqué ?). J'ai demandé le divorce.

Quelques mois plus tard, septembre, me voilà avec ma fille, dans un appartement, en plein centre ville.
La vie n'est pas toujours facile. Pour avoir l'appart, et vivre à peu près correctement dedans (je suis partie avec pas grand chose), j'ai dû m'endetter ...
Mais je crois qu'il ne manquerait plus que j'arrive à lancer mon entreprise, et je pense que je serais devenue l'adulte que je rêvais d'être !

C'est incroyable, en faisant le bilan, j'ai cette sensation que ce temps passé, un an, a été extrêmement long.
Parce que dès début janvier, une tuile est tombé, je l'ai bien pris en pleine poire, et tout le reste de l'année, le toit a continué à me dégringoler sur la gueule ! Et j'avais l'impression que ça n'allait plus s'arrêter. Il y avait des jours où je me levais en me demandant ce qu'il allait arriver !
Et pourtant quand on regarde, il s'est passé tellement de choses en peu de temps en fait. Un an, un peu plus ...

2020 est là. C'est pour moi, vraiment une nouvelle année. Je pars véritablement vers de nouvelles aventures.
Et même si cela risque de ne pas toujours être simple, même s'il y aura toujours des difficultés, je viens de me prouver, encore une fois, que je suis forte, que je suis capable.
Plus forte que ma maladie, capable de vivre la vie dont je rêve.

PS : Lili et moi avons désormais un chat, prénommé Albus !

Commentaires

  1. Grand changement en effet.
    Faut jamais baisser les bras.
    Je compte sur toi.
    Grosses bises de ma part.

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